Divers du complexe T. luteus

Section où le professeur Henri Cagniant lance les sujets de discussions de son choix.
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Henri Cagniant
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Divers du complexe T. luteus

Message par Henri Cagniant »

En fouillant dans mes tubes et les recoins de la collection, je trouve quelques exemplaires parfois assez surprenants:

Tableau:
Divers2.xlsx
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Observations:
La Bourdonnière, Bouches du Rhône, 270m; Provost leg. Le D est relativement élevé par rapport à sa taille mais cet individus entre encore dans l'intervalle de variation des échantillons de Marseille-Nice.

Antibes, Alpes marit. altitude exacte non communiquée; Benois leg. D tout à fait voisin des syntypes de T. massiliensis (voir suivant).

Aix en Provence: B. du Rhône, vers 400 m. Friche, capturé en 1981. A rapprocher de la série marseillaise avec des ouvrières petites (C va de 1,062 à 1,1092). On notera les individus 6,8 et 9 qui ont un D très voisin de ce qui a été trouvé pour les syntypes de T. massiliensis :-2,2527 et -2,5520 (Seifert, com. person.).

Saoû est dans la Drôme, 960 m; Du Merle leg. On s'attendrait à un D plus élevé.

Buis les Baronies, Drôme, vers 950 m, garrigue. Conforme à ce l'on verra dans le Ventoux. On retrouve des valeurs élevées de D pour les plus grandes ouvrières et des indices nettement plus bas pour les petites; toutes proviennent du même nid (capture person.). Nettement attribuables à tristis par leur sculpture.

Vialas en Lozère: lande à genêts en bordure de hêtraie, 1200 m; P. Geniez leg. Remarquables par leur taille, C jusqu'à 1,359 et des scores de D élevés. La sculpture est très marquée (on pourrait les prendre pour des Myrmica); coloration d'un brun soutenu, devenant presque noir sur l'avant et le milieu de la tête, sur le mesosoma et sur la moitié postérieure du 1er tergite du gastre.

T. pardoi en Bretagne? Forêt de Pimpont, Ille et Vilaine; lande sèche en bordure d'un boisement de résineux, vers 150 m; J. Brindeau leg. D va de 0,9516 à 2,9072. Très similaires aux exemplaires de la Sa Morena (D de 0,3351 à 3,299) avec présence du bourrelet sous le postpétiole. Vérifié par X. Espadaler "qui n'en croyait pas ses yeux"!

Monteils les Plantiers dans le Gard, 450 m; Blatrix leg.2 prélèvements:
a) ancienne châtaigneraie, fissure de roche schisteuse recouverte de mousse au bord de la rivière; les ouvrières présentent le morphotype tristis: grande taille (C= 1,2866 à 1,3487), sombres, sculptées; D= 3,8546 à 4,5615.
b) pelouse sèche dans le village, sous une pierre; morphotype luteus, plus petites (C= 1,1451 à 1,1763), jaunâtres, sculpture plus superficielle; D = 1,8524 à 3,2887.
Les 2 échantillons font partie de la même population mais logent dans des environnements différents; on a là un nouvel exemple de l'influence des facteurs externes sur le score de D.

St Laurent le Minier, Gard; 650 m; Blatrix leg. Boisement de Pins. On retrouve T. luteus typique avec D allant de 0,1485 à 2,0601 (C = 1,1028 à 1,1495). Je rappelle que Seifert a trouvé D= 0?9373 et 1,8903 pour les types de Salève (Forel). Bernhard le trouve aussi à Nîmes (50 m) D= 2,5773 (com. person.).

Mt Canigou vers 1000 m. Pyrénées Orientales. Galkowsky leg. Une forme à habitus de tristis, très sombre. C= 1,3050 à 1,3647; D= 3,5707 à 4,7784 (max. observé!). Pas de carène sous le postpétiole malgré la forte sculpture.

Biou les Artigues, 1450 m; Pyrénées atlantiques. Pelouse dans la hêtraie, D. Verport leg. Même morphotype. C= 1,2719 à 1,2866; D= 3,0611 à 4,3106.
La forme tristis "classique" décrite du Massif Central, est connue du Puy de Dôme (Sayat), de Haute Loire (Mas de Tence), d'Ardèche (Rochepaule) et Lozère (Vielas). De là, elle a bien pu pousser jusqu'aux Pyrénées où elle semble cependant très rare; je ne connais que les 2 stations citées ici, et ce, malgré les nombreuses prospections de notre ami C. Lebas dans ces montagnes. Il s'agit d'une population isolée pour laquelle on serait en droit de créer un nom (Code:45,9) mais je n'ose encore le faire.


Laruns 1100 m; P. atlantiques; pelouse dans la hêtraie; D. Verport leg. Le morphotype est intermédiaire entre tristis et luteus. 3 individus présentent la carène sous le postpétiole de pardoi, 4 ont une ébauche, 1 n'a rien du tout. C = 1,1460 à 1,3463; D= 0,9774 à 3,1323. Seifert considère cet échantillon de Laruns comme appartenant à luteus; son cladogramme le rapproche de celui du Mas de Tence (Ardèche, 1000 m).

Pic de Pombie, 1650 m; P. atlantiques; pelouse dans la hêtraie; Verport leg. Ressemblent aux tristis classiques de Rochepaule; 1 ouvrière possède la carène, mais peu marquée; 6 ont une simple ébauche; 1 rien. C= 1,1948 à 1,3326; D= 1.6530 à 4,4708.
Noter le caractère fluctuant de la carène dans ces 2 échantillons; je ne peux donc les attribuer à pardoi avec certitude; toutes les ouvrières d'Espagne de cette espèce que j'ai pu voir la possèdent. Il y a aussi les 2 échantillons évoqués plus haut (Pilat, Paimpont) qui restent non élucidés. Les subcingulatus d'Algeciras (320 m) (coll. Markl) ont une ébauche de carène mais pas ceux de la Sa de Tejada (850 m), Tinaut leg; à la Sa de Ojen, 500 m, (Tinaut leg.)1/3 des ouvrières montrent une ébauche.

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