racovitzai/luteus, un tableau

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Henri Cagniant
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Enregistré le : mar. 13 mai 2008 10:44

racovitzai/luteus, un tableau

Message par Henri Cagniant »

Voici un tableau de résultats en attendant les commentaires; en gros l'équation de Seifert fonctionne; il semble cependant, en confrontant certains résultats entre lui et moi, que j'aie tendance à voir les yeux moins gros que lui et le mesosoma un peu plus long; cela crée un biais vers le positif de la fonction discriminante. Mais comme tout cela reste relatif, ça n'a pas tellement d'importance.
remarque 1: les petits individus font de plus petits scores de D que les autres; ex: n°129 ; cela pourrait vouloir dire que les petits individus ont les yeux proportionnellement plus gros. Je l'ai remesuré, mais les valeurs trouvées étaient correctes.
En contrepartie 19 et 71 présentaient une erreur (de mesure ou de transcription?); après vérification sur les bestioles, leurs D sont respectivement 2,3703 et 2,2639.
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Ceci est l'histogramme des valeurs de D. Il y a bien une bipolarité mais elle n'est pas très marquée (bien qu'un peu plus qu'avant).
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Et pour finir aujourd'hui l'analyse discriminante des données brutes du tableau.
On retrouve que les meilleures corrélations s'observent entre Lte/lat, lat/Lth, Frs/Lte, Frs/lat.
Il existe des confusions entre luteus et tristis, peu de confusions luteus/racovitzai et peu aussi entre tristis et racovitzai
Tous les subcingulatus tombent dans racovitzai; je laisse à mes collègues espagnols la liberté de proclamer la synonymie.
pardoi se confond souvent avec luteus ou tristis; je fais la même remarque à propos de la synonymie. Cependant tous les exemplaires rapportés ici à pardoi montrent nettement le bourrelet (qui de profil donne l'illusion d'une pointe) sous le postpétiole que mes collègues espagnols considèrent comme caractéristique; mais certains luteus ou tristis l'ont aussi, bien que moins accentué( e).
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A suivre...

Ce matin, je vérifie les individus litigieux ou dont les scores peuvent surprendre (par ex: 124 du Pilat qui possède le bourrelet sous le postpétiole comme un pardoi); cela après examen attentif des résultats de l'AFD d'hier. A suivre.

J'ai en effet trouvé quelques erreurs (environ 10% des individus vérifiés; généralement minimes). Il suffit d'une divergence de quelques dix millièmes de mm pour changer le résultat de D. Or je ne puis prétendre au mieux, qu'à une précision de + ou - 27 dix millièmes de mm. Ceci appliqué par exemple à l'échantillon n° 12 donne: avec -0.00027 sur toutes les mesures D= 3,6913; avec +0.00027 à toutes les mesures D= 3,2028. Les erreurs peuvent se compenser (des fois +, des fois -) mais vu le poids différent des coefficient, la compensation n'est sans doute pas homogène.
Les tableau, graphique et AFD tiennent compte des valeurs corrigées.
A première vue, je dirai que racovitzai se "luteise" en altitude et que luteus se "tristise" de même.

A propos des yeux:
En considérant les exemplaires de Banyuls, les petites ouvrières (Lte+lat<1,100 mm) (n=14) et les grandes (Lte+lat>1.200 mm) (n=14), le coefficient Eye ( Loe+loe/Lte+ lat) est en moyenne de 0,2051+ ou - 0,0016 pour les petites et 0,1966 + ou - 0,0028 pour les grandes. Si on considère l'ensemble de l'échantillon (n=36) on a 0,2020 + ou - 0,0041. Sur la figure des vecteurs sur le cercle unité, on remarquera la position déterminante de Loe et loe (ils sont pratiquement orthogonaux); les mesures effectuées sur les yeux ont donc bien une réelle importance dans la fonction discriminante de Seifert qui leur accorde d'ailleurs le coefficient le plus élevé.



Le calcul de 2 exemplaires de Corse (JCW leg) indiquerait la présence de T. luteus sur l'île; D = 3,1294 et D= 1,2070.

Les premières conclusions que l'on peut tirer de cette première étude sont:
1- Les scores des spécimens de Catalogne attribués par l'AFD à racovitzai vont de -1,5443 à +1,1325 avec une moyenne de -0,1036 + ou -0,5671, n=49; on remarque que l'exemplaire de Marseille ("massiliensis") avec D=0,5406 s'intègre dans ce lot (ce qui confirmerait sa mise en synonymie par Christophe et JCW).
2- Les scores de luteus vont de +1,2247 à +3,7218; moyenne: 2,5776 + ou - 0,3177, n=23; les types de Salève s'y incluent.
3- Les scores de tristis (Ventoux et Rochepaule) vont de +2,2100 à + 4,9139; moyenne 3,8355 + ou - 0,2612, n=33.
4- Les scores de pardoi d'Espagne: 0,3351 à 4,5049; moyenne: 2,6604 + ou - 0,6604, n=15 ce qui ne les différencie pas de luteus. L'éventail est très ouvert. A quoi on peut objecter que la fonction D n'a pas été conçue pour prendre pardoi en compte.
5- Les scores de subsingulatus d'Andalousie: -0,8988 à 3,5401, moyenne: 1,0269, n=8; l'échantillon doit être hétérogène et même remarque que pour le précédent. Si on se contente des spécimens de la région d'Algeciras (topotypes) on obtient: moyenne: 0,5387, n=5 ce qui les rapprocherait malgré tout de racovitzai.
6- Les tristis des Pyrénées vont de 3,0103 à 4,8612; moyenne: 4,0300, n=9; ceux des Alpes et Savoie vont de 2,5304 à 4,8723, moyenne: 4,0346. Ils se rapprochent donc des précédents.
7- Si on regarde les échantillons de la région de Banyuls (topotypes de racovitzai) on observe un déplacement des scores avec l'altitude:
au dessous de 500 m on a: de -1,5443 à + 0,2680.
au dessus de 500 m: de -0,6408 à +1,3220.
Cependant les échantillons de Lavall pourtant situé à 650 m donnent -1,2104 à +0,7564; faut-il impliquer des années plus chaudes ? (le prélèvement de Lavall date de 2008, les autres de 1987).
8- On notera la "tristisation" de luteus (avec des scores élevés pour D) à Laruns (altitude 1000 m),Caussols (900 m) et St Martin Vésubie (1100 m), Ste Baume (1100 m).
Ainsi, lorsqu'on étudie des échantillons variées, on doit reconnaitre que les basses valeurs de D correspondent aux formes de basse altitude et méditerranéennes (T. racovitzai) et les valeurs plus fortes de D aux populations de lieux plus élevés (T. luteus et T. tristis).
9- L'exemple le plus frappant de l'instabilité de D s'observe avec les 4 ouvrières de la dune du Pilat (B. Leroux leg.). Elles sont petites, très jaunes et lisses sur la tête mais présentent le bourrelet sous le postpétiole. L'AFD en attribue 1 à pardoi, 1 à racovitzai et 2 à pardoi avec des valeurs de D allant de -0,1141 à +2,0489. Cependant si il s'agit bien de T. pardoi, voir remarque 4.

Afin d'approfondir le sujet, je me propose de regarder plus en détail ce que l'on observe au Mont Ventoux pour lequel je dispose d'un vaste échantillonnage étagé de 360 m à 1550 m.

note de l'auteur: Les mesures de ce premier tableau comportent quelques erreurs structurelles; le calcul de D demande une très grande précision; je ne l'avais pas encore approchée quand j'ai fait ce premier lot de mesures; c'est pourquoi toutes le mesures présentées ci-dessus ont été refaites lors des travaux ultérieurs.

Premier résultat du Ventoux: Histogramme des valeurs de D; ça change tout! Devinez ce que ça veut dire! A suivre...
Classeur22.xlsx[/attachmen] Voici pour convaincre les indécis: [attachment=0]Classeur23.xlsx
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